07/09/2021

Six conseils pour prévenir l'hypertension artérielle (HTA)

1- Mesurez votre tension 

La prise de tension à domicile est fortement conseillée. Elle se réalise très facilement à l’aide d’un appareil à tension et permet d’aider le médecin à adapter au mieux votre traitement, SmartHealth est une application personnelle pour vous aider avec l’enregistrement de vos valeurs de l’hypertension et la possibilité de les transférer à votre médecin par mail. 

De plus, si elle est correctement réalisée par les patients, la mesure à domicile est considérée comme plus fiable. En effet, les médecins ont remarqué que certains patients avaient des chiffres de pression artérielle plus élevés en consultation en raison d’un effet « blouse blanche ». Au-dessus de 14/8, la tension est trop élevée. 

Mais il faut savoir que cela peut changer d’un jour à l’autre en fonction de vos activités physiques, de votre état émotionnel au moment de la journée. Pour mesurer avec précision votre tension artérielle, vous devez utiliser la « règle des trois » : 3 mesures le matin au petit-déjeuner, 3 mesures le soir autour du dîner 3 jours consécutifs par mois.

2- Mangez équilibré 

Les habitudes alimentaires présentent une cause principale dans les variations de votre tension artérielle. Adopter une alimentation équilibrée permet de réduire les risques d’hypertension. Pour cela il faut opter pour une alimentation pauvre en graisse. Car en limitant l’absorption de lipides (surtout saturés), on réduit le risque de surpoids et d’obésité. Or, l’hypertension artérielle est souvent induite par un excès de poids. Les viandes rouges, sucreries, boissons sucrées et les aliments riches en graisses animales sont à éviter. Il vaut mieux préférer les viandes blanches, le poisson, les fruits et légumes, les céréales complètes et les noix.

3- Réduire la consommation de sel 

Quand il passe dans le sang, le sel absorbe l’eau et augmente ainsi la pression dans les vaisseaux sanguins, ce qui favorise l’hypertension. Il est recommandé de réduire sa consommation en évitant les produits à forte teneur en sel (charcuterie, fromages, gâteaux apéritifs, cacahuètes…) et de ne pas resaler ses plats à table. Certaines eaux minérales très salées peuvent également êtres évités.

4. Augmenter les apports en potassium

Les mécanismes par lesquels le potassium peut exercer des effets bénéfiques sur le maintien d’une bonne tension artérielle sont nombreux. L’idéal est de veiller au rapport potassium/sodium (sel) et  de ne pas dépasser les 5 ou 6 grammes de sel par jour (1 g de sodium = 2,5 g de sel) et de veiller à un apport en potassium aux alentours de 4 ou 5 grammes. Brocolis, épinards, choux, courges, sont des légumes riches en potassium, tout comme certains fruits (bananes, agrumes, ananas, abricots secs), les germes de blé, les légumineuses (fèves et haricots secs, pois secs, lentilles), les fruits oléagineux (amandes, noisettes) et… le cacao ! 

5. Veiller à bien dormir

Apnée du sommeil, nuits écourtées par trop de travail ou trop de sorties nocturnes contribuent à accroître la dette en sommeil et le risque d’hypertension. Les besoins en sommeil sont variables d’une personne à l’autre et d’un âge à l’autre, mais globalement, il faut compter au moins 7 à 8 heures de sommeil en moyenne pour couvrir vos besoins en sommeil.

6. Pratiquer une activité physique régulière

L’activité physique soutenue contribue à réduire la pression sanguine et aide à contrôler le stress. L’entraînement optimal pour garder la forme consiste à pratiquer trois fois par semaine une activité d’endurance pendant environ 45 minutes (marche rapide, vélo, natation, etc.). Lorsqu’on pratique une activité physique d’endurance, il existe une petite astuce pour identifier le niveau d’intensité idéal : vous devez pouvoir continuer à parler (ralentissez si vous êtes trop essoufflé pour cela). Un essoufflement exagéré, des palpitations ou une douleur inhabituelle (en particulier au niveau de la poitrine) doivent impérativement entraîner l’arrêt de l’exercice et justifient une consultation médicale.

Tahraoui Abir

Tahraoui Abir

Biologiste l Parasitologie

Nos derniers articles

Diagnostic de l’épitrochléite

On appelle épitrochlée la région interne du coude : là où les tendons des muscles fléchisseurs des doigts et du poignet s’insèrent.
L’épitrochléite est une inflammation des tendons de la région interne du coude, la face latérale appelée face médiale.

Plus d'informations »